Examen clinique

Le délai de prise en charge est fondamental dans la stratégie thérapeutique.

Lors de l’examen clinique, chaque muscle est testé séparément et consigné sur une feuille de testing datée.

Figure 3a Figure 3b

Feuille de testing musculaire

Certains muscles peuvent être particulièrement difficiles à tester ou présenter des pièges notamment :

  • Le grand dentelé (serratus antérieur) pour lequel on peut s’aider de la présence du rhomboïde, l’innervation de ces deux muscles provenant de la même origine.
  • Le grand dorsal (latissimus dorsi) (masse musculaire parfois difficile à palper chez les sujets obèses)
  • Le palmarus longus ne devant pas être confondu avec le grand palmaire (flexor carpi radialis)
  • Le long supinateur (brachioradialis) bien qu’innervé par le nerf radial reçoit ses fibres des racines C5 et C6

D’autre éléments à caractère pronostique ou thérapeutique sont consignés : le signe de Claude Bernard-Horner (assymétrie de la pupille avec chute relative de la paupière) témoignant d’une lésion du système sympathique par atteinte du ganglion stellaire proche de l’origine des racines C8 et T1.

Figure 3c

signe de Claude Bernard Horner. Assymétrie de la pupille, chute de la paupière

Ce signe est donc le témoin d’une avulsion des racines inférieures.

Le pouls radial est systématiquement recherché témoignant lors de son absence d’une éventuelle lésion artérielle axillaire présente dans les paralysies rétro et sous claviculaire.

Enfin des cicatrices d’intervention vasculaire sont recherchées au niveau du creux sus et sous claviculaire ainsi que des traces de drain thoracique ou des cicatrices de thoracotomie pouvant contre-indiquer l’utilisation des nerfs intercostaux.